Le bruit des bottes ... La suite
Présentation du livre
Découvrez sans plus tarder la suite du récit historique Le bruit des bottes ! "1944, deuxième quinzaine de février, en ce début d'après-midi, les quais de la gare de Dannes - Camiers sont pleins de monde. Jamais, ils n'ont connu pareille foule... Toute cette agitation a débuté au village plusieurs semaines auparavant. En effet, sur une grande affiche, placardée sur un énorme panneau de bois, lui-même cloué sur la façade de la mairie, un grand titre annonçait : ÉVACUATION DE LA POPULATION " Le débarquement des troupes alliées est proche. La population est évacuée. William et sa famille vont être accueillis, comme beaucoup d'autres, dans un petit village de la Nièvre, en Bourgogne. Après un voyage semé d'embûches, William, âgé de 11 ans, va connaître l'exil, la réorganisation de la vie à Metz le Comte, les premiers émois amoureux, la solidarité, l'inquiétude de ne jamais pouvoir rentrer chez lui... Avec cette suite du Bruit des bottes, l'auteur, Tony Willer, se souvient de son enfance durant la Seconde Guerre mondiale et nous offre une biographie pleine d'humour et de tendresse. Également disponible : Le bruit des bottes. À PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1933, Tony Willer a publié plusieurs ouvrages, notamment Hugues d'Arquoeuvres dit le mauvais. L'auteur a également choisi de partager avec ses lecteurs ses souvenirs de la Seconde Guerre mondiale avec Le bruit des bottes. EXTRAIT 1944, deuxième quinzaine de février, en ce début d’après-midi, les quais de la gare de Dannes - Camiers sont pleins de monde. Jamais, ils n’ont connu pareille foule. Un ancien poilu, rescapé de la der des ders, encore étonné, circule d’un groupe à l’autre en s’exclamant d’une voix éraillée par l’ypérite :— Même en 14, quand on est tous partis au casse-pipe, la fleur au fusil, y’avo moins d’monde.Gilbert Moretton dit Bébert les chemins de fer (proche voisin de Maman Marie, notre grand-mère maternelle), qu’on voit, d’habitude, parcourir les quais en poussant une lourde brouette chargée par intermittence, a renoncé aujourd’hui à circuler le long de la voie ferrée. Il a remisé son véhicule professionnel dans un garage aussi étroit qu’une niche à chiens, et il attend que tous ces Dannois montent dans les wagons pour reprendre son activité de fonctionnaire brouetteur.
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